Le secteur minier occupe une place centrale dans l’économie du Mali et constitue l’un des principaux moteurs de son développement. Le Mali se classe parmi les trois plus grands producteurs d’or en Afrique, aux côtés du Ghana et de l’Afrique du Sud. En 2023, le Mali a atteint une production record d’environ 72,6 tonnes d’or, le positionnant parmi les 2ᵉ ou 3ᵉ producteurs africains et autour de la 11ᵉ à 13ᵉ place mondiale.
Bien que la production ait connu une baisse estimée à environ 60,9 tonnes en 2024, puis à un niveau plus modéré en 2025 en raison de contraintes réglementaires et opérationnelles, le Mali demeure un acteur majeur du secteur aurifère sur le continent. L’année 2025 est également marquée par l’application du nouveau Code minier, visant à renforcer la part de l’État dans les revenus du secteur.
L’exploitation aurifère représente ainsi une source essentielle de recettes d’exportation, de revenus fiscaux et de création d’emplois. Au-delà de son poids économique, le secteur minier joue un rôle stratégique dans le développement national, en contribuant aux dynamiques sociales, territoriales et institutionnelles. Il mobilise de nombreux acteurs publics et techniques dont les actions sont essentielles pour assurer une gestion responsable, transparente et durable des ressources naturelles du pays.
Institutions publiques et techniques du secteur minier Malien
Les institutions publiques et techniques du secteur minier malien assurent l’encadrement, la régulation, la recherche et la valorisation des ressources minières. Leur rôle est fondamental pour garantir une gouvernance efficace, renforcer la transparence et accompagner le développement durable du secteur.
Le BVG ou Bureau du Vérificateur Général contrôle la gestion de l’argent public au Mali. Il réalise des audits, évalue les services publics et signale les fraudes à la justice. Il assure la transparence et la bonne gouvernance en veillant à l’utilisation légale des fonds publics.
La CMM ou Chambre des Mines du Mali organise et représente les acteurs du secteur minier. Elle conseille l’État, assiste les entreprises, promeut la production minérale, veille à la transparence et à la bonne gouvernance, en harmonisant les intérêts des opérateurs, des coopératives et de la nation pour le développement du pays.
La DGCT ou Direction Générale des Collectivités Territoriales participent à la gestion locale des impacts sociaux, économiques et environnementaux liés aux activités minières sur leurs territoires.
La DNACPN (Direction Nationale de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances ) assure le suivi environnemental des projets miniers et veille au respect des normes environnementales et sociales liées aux activités extractives.
La DNGM est responsable de la gestion du cadastre minier, de l’octroi des titres miniers et du suivi technique des activités d’exploration et d’exploitation des ressources minérales.
L’ITIE-Mali constitue un cadre multipartite regroupant l’État, les entreprises et la société civile, visant à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles.
La MEADD ou Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable est le garant du cadre de vie et des ressources naturelles au Mali. Il protège la biodiversité, lutte contre la désertification et assure l’assainissement des villes pour limiter les pollutions.
Le MEF ou Ministère de l’Économie et des Finances garantit la santé financière du Mali. Il collecte les impôts et les douanes, gère le budget de l’État et contrôle les dépenses pour soutenir la croissance. Cette administration est transversale : la plupart des décisions des autres ministères doivent être validées ou cosignées pour leur aspect financier.
Le Ministère des mines est l’organe central chargé de l’élaboration, de la mise en œuvre et du suivi de la politique nationale en matière minière.
L’ONRP ou assure la recherche et la promotion des ressources en hydrocarbures du sous-sol malien pour le développement de l’Amont pétrolier.
Le PDRM ou Programme pour le Développement des Ressources Minérales est le service technique rattaché au ministère des Mines. II exécute les travaux de prospection géologique, réalise des analyses chimiques et recherche des indices de minéralisation ou d’hydrocarbures sur le territoire national.
La Section des Comptes de la Cour Supreme assure le contrôle de l’utilisation des ressources publiques, y compris celles provenant du secteur minier, afin de garantir une gestion financière transparente et responsable.